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Les huiles essentielles anti-infectieuses

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Rédigé par
L'Aromathèque Novembre 2019

HE = huile essentielle

Qu'est-ce qu'une huile essentielle ?

Une huile essentielle (HE) est un extrait liquide d'une plante dite aromatique, obtenu après distillation avec un alambic. Les plantes aromatiques correspondent à environ 10 % du règne végétal. Ces extraits sont concentrés et très complexes, ils contiennent de nombreuses molécules actives différentes.

L’usage des huiles essentielles réponds à des dosages et précautions bien particulières, il est essentiel de les connaitre pour les utiliser.
Pour en savoir plus sur les HE en général, consultez notre dossier spécifique

Leur usage anti-infectieux : les connaissances empiriques

Historiquement et traditionnellement, les plantes aromatiques étaient utilisées pour leur action anti-infectieuse. Préserver les aliments Les herbes aromatiques et les épices sont utilisés couramment et l'ont toujours été pour leurs vertus antiseptiques et digestives dans les préparations culinaires. Ainsi, basilic, estragon, romarin ou laurier ne sont pas ajoutés aux plats uniquement pour leur goût, tout comme la cannelle, le poivre ou encore l'ail. Leur utilisation (par l'action de leurs HE) permet de limiter les intoxications alimentaires ou encore la dégradation trop rapide des produits cuisinés.

L’utilisation médicinale traditionnelle en exemples De nombreuses civilisations avaient intégré l’usage des plantes aromatiques pour leurs vertus de purifications.

• Il y a plus de 30 000 ans, les peuplades aborigènes implantées sur le continent australien utilisaient couramment les feuilles de Tea tree par fumigation pour soigner des infections.
• Autour du Bassin Méditerranéen, en Égypte, en Grèce et à Rome, les fumigations aromatiques de myrrhe, encens oliban, cèdre ou encore santal, étaient largement utilisées pour désinfecter les habitations. Vers 430 avant JC, Hippocrate de Cos est reconnu avoir lutté contre la grande peste d'Athènes en faisant brûler de la lavande, du romarin, de l'hysope et de la sarriette. • En Égypte, 4000 ans avant JC, une méthode rudimentaire de distillation était utilisée et les morts étaient embaumés avec les HE obtenues notamment la myrrhe, le cèdre et la cannelle. Certaines HE sont même utilisées depuis quelques années pour la conservation du patrimoine bibliographique notamment contre les insectes destructeurs et les moisissures.

Même les animaux s’y mettent ! Différentes études ont montré que des mésanges, des étourneaux ou encore des capucins (primates) utilisent des plantes aromatiques pour se protéger des infections et pour soutenir leur immunité.

L’observation scientifique

Ces dernières décennies, de nombreuses études ont permis de mettre en avant les propriétés, la composition, et les mécanismes d'action in vitro et in vivo des HE.

Au début du 20ème siècle, René-Maurice Gattefossé, ingénieur chimiste lyonnais, se consacre en premier à l'étude scientifique des HE. Il décrit en 1938, dans son ouvrage « Antiseptiques essentiels », l'étendue du pouvoir bactéricide, antiviral, vermicide et antifongique de certaines HE.

Dans les années 60, le Dr Valnet, chirurgien militaire français, vérifie sur le terrain l'efficacité anti-infectieuse et cicatrisante des HE et vulgarise leur intérêt dans différents ouvrages. Plus récemment, Pierre Franchomme, biochimiste, est à l'origine des recherches pharmacologiques les plus poussées actuellement. Il est le premier à prouver scientifiquement que « les HE ne sont pas des corps simples, mais bien des assemblages de molécules diverses, ayant chacune leurs propriétés particulières ». Certaines HE ont plus de 200 molécules différentes !

Parmi ces molécules, certaines ont des propriétés anti-infectieuses : antiseptiques, antibactériennes, antivirales, antifongiques et/ou antiparasitaires.

Les molécules anti-infectieuses dans les huiles essentielles

Les phénols et aldéhydes aromatiques ce sont les plus puissants anti-infectieux et surtout antibactériens. Ils sont également de très bons antiviraux, antifongiques et de remarquables antiparasitaires cutanés et intestinaux. Ils sont à privilégier dans des cas spécifiques et aigus d’infections ou encore en remplacement des alcools si ceux-ci n’ont pas suffi.
Attention : les phénols peuvent être dermocaustiques à l'état pur. Ils présentent une toxicité hépatique à dose élevée et prolongée. Il conviendra donc d'utiliser les HE qui en contiennent en connaissance de cause. Pour ces familles biochimiques reportez-vous obligatoirement à notre guide d’usage.
Les alcools Les alcools à 10 atomes de carbone, nommés monoterpénols, possèdent un large spectre d'action anti-infectieuse. Antibactériens, antiviraux, antifongiques et pour certains antiparasitaires. Sans toxicité particulière ils ont l'avantage d’être immunomudolants. C’est le choix premier à faire pour tout début de symptômes infectieux.
Les aldéhydes terpéniques Les aldéhydes terpéniques sont bactéricides et antifongiques, certains sont antiviraux.
Les oxydes Les oxydes, en particulier le 1,8 cinéole, sont de bons antiviraux pour le reste des infections leur potentiel est aléatoire et peu fiable. On fera attention concernant leur usage chez l’asthmatique.

Pour savoir omment utiliser les HE : consultez notre guide d’usage.

Quel est le mode d'action des HE anti-infectieuses ?

Du fait de leur très grand nombre de molécules aux propriétés très variées, les HE peuvent avoir des cibles différentes au niveau cellulaire. Les études ont montré plusieurs modes d’action sur la sphère anti-infectieuse.

Contre les bactéries • Activité bactéricide : en désorganisant les membranes bactériennes, les HE engendrent de nombreuses conséquences dont une augmentation de la perméabilité membranaire, une perte de contenu cellulaire, une coagulation du contenu cytoplasmique, et pour finir une lyse cellulaire (correspondant à la mort de la bactérie).
• Activité bactériostatique : elles inhibent la croissance ou l'activité des bactéries pathogènes. Les HE empêchent les bactéries de synthétiser certaines protéines en bloquant leur métabolisme, entravent la communication des bactéries entre elles en agissant sur le biofilm bactérien et suppriment ou diminuent l'expression de certaines toxines bactériennes. Autres • Activité antifongique : les HE agissent au niveau de la membrane cellulaire des champignons pathogènes en créant des lésions. Elles inhibent la formation d’organes reproducteurs, la production des aflatoxines et des biofilms fongiques.
• Activité antivirale : leur action sur les virus tel l’herpès simplex type 1 et 2, le virus de la grippe, le poliovirus, le virus de la dengue type 2 ou encore l'adénovirus type 3 est empiriquement reconnue et a été scientifiquement étudié. Les HE limitent l'activité virale pendant les 1ères phases de l'infection en inhibant l’activité virale.
• Activité antiparasitaire : les HE interfèrent dans le métabolisme des parasites. Certaines perturbent l'activité d'enzymes liées au système nerveux des parasites.

• Elles modulent le système immunitaire, l’organisme se défend mieux contre les pathogènes.

• Elles ont un impact positif sur l'équilibre du microbiote intestinal. Des études mettent en avant plusieurs modes d'action pour cela :
- facilitation de la digestion avec une amélioration des biotopes digestifs,
- diminution de la concurrence hôte (nous) - bactérie pour les nutriments,
- production plus importante d’acides gras volatils dont bénéfiques pour la flore du colon,
- diminution de substances bactériennes toxiques ou encore la stimulation de la croissance des bactéries saprophytes, les « bonnes bactéries », du microbiote intestinal.

Qu'est-ce que l'antibiorésistance ?

La résistance aux antibiotiques est la capacité d'un micro-organisme à résister aux antibiotiques de synthèse.

Flemming, découvreur officiel de la pénicilline, aurait lui-même mis en garde contre la possible résistance des bactéries en cas d'utilisation inappropriée.

Si des micro-organismes sont en contact avec une molécule dangereuse pour leur survie, les seuls à survivre seront ceux qui auront acquis par hasard un gène de résistance à cette molécule. Ainsi seuls ceux qui sont résistants survivent et se reproduisent. Plus les micro-organismes sont en contact répété avec cette molécule néfaste, plus il y a de chance de voir apparaître des souches résistantes. Comme ces micro-organismes se reproduisent à une vitesse très rapide, leur descendance résistante se multipliera très vite.

L'utilisation parfois abusive des antibiotiques de synthèse en santé animale et humaine a conduit à des phénomènes d'antibiorésistance et a des problèmes de santé publique récurrents.
Aujourd'hui, l'augmentation de la résistance des bactéries aux antibiotiques de synthèse est un problème mondial sérieux. Dans certains cas de résistance extrême, l'antibiothérapie de synthèse devient impuissante et la médecine conventionnelle ne propose pas d'autres alternatives.
C'est en milieu hospitalier que l'on trouve généralement les souches bactériennes les plus résistantes.

D'après l'Institut de Veille Sanitaire, en 2013, environ 1 patient sur 20 hospitalisés contracterait une infection nosocomiale, ce qui engendrerait environ 4200 décès par an en France, soit plus que les accidents de la route.

Les huiles essentielles sont-elles concernées par l'antibiorésistance ?

De nombreuses études ont prouvées que les HE étaient très efficaces même face à des souches bactériennes antibiorésistantes. En reproduisant les expériences mesurant la résistance bactérienne après exposition répétée à des HE, personne, à ce jour, n'a obtenu de résultats concluant à une résistance.

Cette absence de résistance des bactéries aux HE serait liée à plusieurs choses :
• Les HE agissent à la fois sur la bactérie elle-même et sur les organisations bactériennes (notamment les biofilms).
• Les HE agissent à la fois contre l'agent infectieux et comme soutien physiologique de l’organisme. Elles stimulent l'immunité, limitent l’inflammation, limitent le stress oxydant, aident à la cicatrisation des plaies et maintiennent l'équilibre du microbiote intestinal.

A contrario, comme l'a démontré une étude sur des chimpanzés, les antibiotiques de synthèse sont immunosuppresseurs et détruisent le microbiote intestinal.

On peut supposer qu'en renforçant l'équilibre physiologique par leur action indirecte, les HE d'une part augmentent les aptitudes de l'organisme humain (ou animal) et d'autre part limitent la pression de sélection sur les bactéries, réduisant ainsi le développement de leur résistance.

Les HE sont composés de nombreuses molécules. La complexité de la composition chimique des HE et les actions de synergie et/ou d’antagonisme entre ces différents composants sont des atouts sérieux pour empêcher la résistance bactérienne.
Il a été démontré que les molécules chimiquement recréées présentent une efficacité moindre et sont souvent mal tolérées.
• les HE sont aussi antivirales, fongicides et antiparasitaires, contrairement aux antibiotiques de synthèse qui sont seulement antibactériens. Ces propriétés permettent une utilisation large des HE et une action plus globale. • L'évolution de la composition des huiles essentielles dans le temps et l'espace permet une grande variabilité de la teneur en principes actifs, entre différentes HE mais aussi au sein d'une même HE. Cette variabilité doit également jouer contre la résistance bactérienne.

Des études ont démontré que la combinaison d'HE avec des antibiotiques de synthèse semble renforcer l'efficacité de ces derniers, permettant de limiter les doses et donc l'antibiorésistance.
En effet, même si les HE semblent être la parfaite solution pour les infections, les hautes doses nécessaires dans des cas d’infections compliquées seraient problématiques vis à vis d’un risque toxique. La solution simple des huiles essentielles n’est donc pas parfaite pour des infections graves. La voie thérapeutique qui semble s’ouvrir pour l’avenir est certainement une combinaison HE/antibiotiques. Le futur et de nouvelles recherches nous le confirmeront certainement.

Quelques grandes HE anti-infectieuses

Les anti-infectieuses puissantes, les HE phénolées (attention précautions d’emploi, uniquement pour des infections aigues).
Ce sont toutes des huiles essentielles majeures aux spectres d’action particulièrement large.


Origan (Origanum compactum)
La plus puissante, elle a le plus large spectre d'action.

Thym CT Thymol (Thymus vulgaris à thymoliferum)
Spectre très large également, elle arrive juste après l’origan sur ce critère.

Sarriette des montagnes (Satureja montana)
Elle est appréciée contre les infections intestinales et urinaires.

Cannelle de Chine (Cinnamomum cassia), Cannelle de Ceylan (Cinnamomum zeylanicum ou verum)
Les cannelles sont très utilisées pour la sphère intestinale, elles sont aussi reconnues pour leur action antifongique.

Ajowan (Trachyspermum ammi)
Il est très utile contre les parasites.

Giroflier, Eugenia caryophyllata
Elle est particulièrement utilisée pour la sphère buccale. Avec un dosage adapté il peut être un outil assez approprié dans la prise en charge des dysbioses digestives.

Pour les premiers symptômes infectieux Tea tree ou Arbre à thé (Melaleuca alternifolia)
Il possède un spectre large tout en restant doux facile d’utilisation.

Thym à thujanol (Thymus vulgaris CT thujanol)
Tout spécialement utilisé en cas de rhumes et angines. En prime il soutient et régénère le foie, il active la circulation sanguine et est réchauffant.

Thym à linalol (Thymus vulgaris CT linalol)
Encore plus douce que le thym à thujanol, elle est reconnue pour son action anti-infectieuse et plus facile d’utilisation encore. Le thym à linalol est préconisé comme vermifuge.

Laurier noble (Laurus nobilis)
Un peu plus puissante que les précédentes, elle a un spectre large et une action antalgique. Son usage se porte beaucoup sur la sphère ORL, cutanée et buccale.

Les stimulantes immunitaires Ravintsara (Cinnamomum camphora 1,8 cineoliferum)
excellente antivirale et bonne stimulante immunitaire, très appréciée en hiver notamment contre la grippe. Attention chez l’asthmatique.

Saro (Cinnamosma fragrans)
expectorante, antivirale et stimulante immunitaire, elle sert contre les infections virales et bactérienn­­es des voies respiratoires.


Tableau récapitulatif

Liste non exhaustive
Pour en savoir plus sur les conseils d'utilisation des HE anti-infectieuses, reportez-vous à notre guide sur les HE !

Sources

Ouvrages • L’aromathérapie exactement, Pierre Franchomme, Daniel Pénoël, Roger Jollois. Ed. Jollois. 2001.
• La Chimie des huiles essentielles : tradition et innovation. Fernandez, Xavier, et Farid Chemat. Vuibert., 2016.
• La connaissance des huiles essentielles : qualitologie et aromathérapie, entre science et tradition pour une application médicale raisonnée. Kaloustian, Jacques, et Francis Hadji-Minaglou. Springer, 2012.
• Clinical aromatherapy - 3rd édition, 2015, Buckle, Jane.
• Traité de phytothérapie et d’aromathérapie - Tome 1 : l’aromatogramme. 1979, s. d. , Belaiche, Paul. Thèses, colloques • Robert, Thomas. « Huiles essentielles et antibiotiques : alternative et complémentarité ». UNIVERSITE MONTPELLIER I UFR des Sciences Pharmaceutiques et Biologiques, 2015.
• Krief, Sabrina. « Métabolites secondaires des plantes et comportement animal : surveillance sanitaire et observations de l’alimentation des chimpanzés (Pan troglodytes schweinfurthii) en Ouganda. Activités biologiques et étude chimique de plantes consommées ». MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE, 2003.
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• Colloque « Huiles essentielles et conservation des œuvres d'art : nouvelles approches dans l'assainissement de l'environnement par des actifs d'origine végétale, appliquées à la conservation des biens culturels », 2-3 décembre 1998 Articles • Bouyahya, A., Y. Bakri, A. Et-Touys, A. Talbaoui, A. Khouchlaa, S. Charfi, J. Abrini, et N. Dakka. « Résistance aux antibiotiques et mécanismes d’action des huiles essentielles contre les bactéries ». Phytothérapie, 15 mars 2017, 1‑11. Lire cet article

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Publié dans: Thématiques santé
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